A 2h30 ce matin, nous avons jeté l’ancre à Rodney Bay, St-Lucia, après 17 jours et demi de traversée… 🥳🥳🥳🥳🥳
L’alizé a été parfait pendant tout le voyage, parfois un peu plus fort, parfois un peu plus mou. On a mis le moteur en tout et pour tout pendant 5 heures, quand le speedo n’affichait plus que 4 noeuds, parce qu’on ne supportait pas d’avancer si lentement après des jours à surfer à toute vitesse. 🏄♂️⛵️💨
On arrive donc aux Antilles avec les 3/4 du réservoir de diesel encore plein et 6 jerrycans de 20 litres de réserve. On peut repartir demain dans l’autre sens!! (Gag 🤪)
Les journées étaient rythmées par les repas. On a mangé que des bonnes choses préparées par Maman avec des produits frais, on avait trop de la chance 😋😉. A Tenerife, avec l’aide de Grand-Maman, elle avait aussi préparé des bocaux de la sauce bolo, de poulet curry, de ratatouille. On les a réchauffés quand c’était trop la guerre pour faire la popote.
Faut dire qu’on a été sacrément brassés, du début à la fin, dans des vagues plus ou moins grandes. Mais vous savez quoi? Il y a eu zéro vomi!!!! 😄
Le plus dur c’était l’ennui… 🥱😪 On s’occupait à lire, écouter des histoires, des podcasts, regarder des films, jouer à la Switch, faire des matchs de chibre. Mais personne se plaignait, ou presque (Tanguy disait tout le temps « j’m’ennuie…….! »)🤪.






Jour 1
L’écran de l’ordi de bord ne fonctionne plus. L’écran du Raymarine non plus, comme si il avait souffert des jours de pluie à La Palma. On n’est pas très rassurés d’avoir déjà des soucis quelques heures après le départ. Papa arrive à réparer l’ordi et on va vivre avec le Raymarine qui déconne (il est bloqué en mode nuit et il y a un menu qui fait que d’apparaître et de disparaître).
Jour 2
R.A.S (rien à signaler)
Jour 3
R.A.S
Jour 4
Changement d’heure, on passe à UTC -1, heure du Cap Vert.
On n’a pas une belle houle toute lisse comme pendant la traversée de Gibraltar jusqu’aux Canaries. C’est des vagues pointues dans tous les sens. Y’a tout qui tombe dans le bateau, ça énerve Maman quand elle fait la cuisine 😬.
Avec les vagues et comme on n’a pas de tangon, c’est trop instable de mettre les voiles en papillon. On a essayé et c’était tellement n’importe quoi que Papa nous a demandé de mettre nos gilets 😒. Alors finalement on doit mettre un peu d’angle et on fera des empannages. L’avantage c’est qu’on va à toute vitesse 😎!
Papa est allé bricoler un système sur le pont avant pour que les écoutes ne s’accrochent plus dans les enrouleurs. Au passage, il a rattaché le dinghy qui ne tenait plus à grand chose 😅.
Jour 5
A 10h (Papa dormait après son dernier quart du matin), Tanguy, Maman et moi on a entendu un immense «Pfffffchchchchch…!!! » à côté de nous 😨. C’était une baleine à bosses qui nageait à quelques mètres du bateau 🐋!!! Elle était aussi grande que le Black Pearl, voire encore plus grande! C’était tellement stylé!!!!!! 🤩 Il y a même eu un arc-en-ciel avec le souffle de la baleine 🐳💦🌈
Un peu plus tard il y a eu tout un groupe de dauphins qui sont venus sauter autour du bateau, c’était notre jour de chance, punaise!! 🐬🐬🐬
Enfin… plus tard on a payé ça assez cher… On avait mis la pêche avec notre canne toute neuve et notre raglou de compétition Marylin Manson: un gros poisson a mordu et ça a tiré tellement fort que le support de la canne à pêche a pivoté et la canne a filé dans l’océan, avec le poisson… 🎣🌊😱

Encore un peu plus tard, Tanguy en voulant arrêter le moteur, s’est fait écrabouiller la main entre la barre et la coque. Papa l’a dit mille fois : il ne faut pas enfiler la main derrière la barre 😬! Plus de peur que de mal, il s’en est sorti avec un bleu et des croûtes qui dessinaient un emoji qui rigole 🙂
Jour 6
R.A.S
Jour 7
On a offert à Neptune le basilic grec qui n’a pas supporté la mousson à La Palma et ensuite la cuisson lente sous le roof 🥵. Maman a déplacé le bac de rucola pour qu’il ne subisse pas le même sort. Elle a fait un micmac avec de la garcette et du grey tape sur le pied de la table, ce qui ne plaît pas à Papa, mais ça a l’air de bien fonctionner et elle a promis de nettoyer la pedze 😂. Pendant la traversée, on a mangé deux belles salades de rucola du potager Black Pearl 🥬😋.
Jour 8
Une semaine derrière nous!… « Plus qu’une dizaine de jours » 😵💫.
ça souffle fort, entre 20 et 30 noeuds. On avance comme des fous, on a fait 175 miles nautiques en 24h, ce fait une moyenne de 7.3 noeuds et on a fait une pointe à 12.6 noeuds!! 🥳 Papa et Maman se disent qu’il ne faut pas trop déconner et on a pris un ris et réduit le génois pour ne pas tout casser 😅.
Premier match aux cartes : Papa-Tanguy contre Maman Julie (1 – 0)
Jour 9
Changement d’heure, on passe à UTC -2
Depuis plusieurs jours, pendant la nuit, des poissons volants essaient de survoler le bateau. Certains y arrivent, d’autres échouent sur le pont. Certains arrive à sauter à l’eau… et d’autres agonisent rapidement et on les retrouve séchés le lendemain matin 😓🐟🏴☠️. Il y en a qui a sauté contre papa, sur son bonnet 🤪!



Premier jour de casse: le matin on découvre le hale-bas qui pend, la manille qui la poulie au pied de mât a lâché! Elle était ouverte, toute déformée 😳. Papa a réparé ça avec du dyneema (de la petite corde monstre costaude qui résiste à des tonnes), il a fait un lashing top classe.



Un peu plus tard « bam!!!!! »💥 C’est la filière tribord qui a explosé 😵. ça fait plusieurs jours qu’on navigue bâbord amures et l’écoute de génois fouette violemment la filière quand les vagues le dégonflent et le regonflent. Papa repart sur le pont pour réparer ça avec du dyneema. On a sacrément de la chance d’avoir un Papa-capitaine qui sait tout faire!!! 🥰
Fin d’après-midi c’est le salon de coiffure à bord. Tanguy et moi on s’est lavés, y compris les frizzzz. C’était la cata à démêler… 😰 j’étais déjà en mode rasta-Julie et Maman a brossé mèche par mèche avec des tonnes de crème démêlante 😭. A la fin elle m’a coupé une vingtaine de centimètres (oui, oui, sans déconner) et elle m’a fait une tresse plaquée pour que ça reste en ordre quelques jours🤞!




Jour 10
On a officiellement fait la moitié du trajet et maintenant on a décidé de faire le décompte des jours restants plutôt que d’additionner les jours depuis le départ. C’est plus encourageant 😉.
Il commence à faire plus chaud, l’eau est passée en dessus de 25 degrés et Maman a mis son short 😛
Il y a de plus en plus de sargasses qui flottent. Christophe Colomb croyait qu’il approchait des côtes quand il les avait vues. Mais nous, on sait bien qu’on n’y est pas du tout 😕.
En fin de journée, 2 bateaux qui faisaient la RORC (Royal Ocean Racing Club) sont passés près de nous. C’est une course transatlantique qui part de Puerto Calero (vous connaissez? 😉) et qui arrive à Grenada. Un des deux bateaux était visible avec un grand spi rouge, c’était « Teasing Machine » qui appartient à un Suisse!
Jour 11
Toujours plus de sargasses, des fois aussi grandes qu’un terrain de tennis! On se demande si il y en a aussi tout autour de la quille et du safran… 🤔
Au coucher du soleil, avec mes yeux de tigresse (je suis fan de la chanson Eye of the Tiger 😛), j’ai vu un voilier à l’horizon. Aucune trace sur l’AIS!!?? On l’a surveillé de près et il est finalement apparu sur l’AIS quand il était vachement près de nous. Papa dit qu’il a peut-être des problèmes avec son antenne… mais moi je crois plutôt qu’il se cache parce qu’il fait la course RORC et qu’il ne veut pas que les autres sachent où il est, le sale gamin! C’était « Green Dragon », un Volvo 70 qui aurait dû être devant « Teasing Machine ». (C’est peut-être des sales gamins ET des nulos à bord 😂)
Match aux cartes : Maman-Julie contre Papa-Tanguy (1 – 1)





Jour 12
On a empanné!! Après une semaine sur bâbord, on se retrouve tribord, ça fait tout bizarre… 🤪
Match aux cartes : Maman-Julie contre Papa-Tanguy (1 – 0)
Jour 13
Changement d’heure, on passe à UTC – 3
Pendant la nuit, pendant son quart de 1h à 3h, Papa a entendu des souffles de baleines proches du bateau pendant un long moment, une vingtaine de minutes. On allait un peu moins vite, peut-être juste à la même vitesse qu’elles?! 🐋🐋🐋
On en a profité pour remettre une canne à pêche, l’ancienne qu’on a gardée en réserve (on a bien fait! 😅). On a pêché une magnifique dorade coryphène qu’on a réussi à remonter à bord cette fois-ci!!! On l’a bâptisée Léonie! 🐠

Jour 14
Maman a reçu un poisson volant en pleine poire pendant son quart de 4h à 6h!! 🥴 La pauvre, c’est trop dégueu, ils puent grave 🙊!
On a pêché trois poissons et demi : une dorade coryphène qu’on a appelée Louise et qu’on a mangée à midi. Un petit poisson brun non identifié qu’on a trouvé trop petit et qu’on a relâché pendant qu’il vivait encore. Un petit thon albacore qu’on a appelé Léon et qu’on a mangé le lendemain en tartare méga bon (enfin, d’après les autres, parce que moi je n’aime pas le poisson cru 😬). Et encore une immense dorade coryphène qui a fait plier la canne et qui a donné du sacré fil à retordre à Papa… mais qui nous a filé entre les doigts juste avant d’arriver à bord, en faisant un back flip. (C’est le demi poisson 😛)
Match aux cartes : Maman-Julie contre Papa-Tanguy (1 – 0) (les gars commencent à s’énerver parce qu’on a trop du bol avec nos annonces 😂)
Jour 15
Deux semaines derrière nous et encore 550 miles à parcourir.
Un grand groupe de dauphins a passé à toute vitesse à côté de nous, ils avaient l’air pressé. Ils étaient peut-être en train de chasser?
Match aux cartes : Maman-Julie contre Papa-Tanguy (1 – 0)
Jour 16
R.A.S
L’eau est à 28.1!
Match aux cartes : Maman – Julie contre Papa-Tanguy (1 – 0) (oui, oui, c’est vrai!)
Jour 17
Changement d’heure, on passe à UTC – 4, heure de Castries, St-Lucia
C’est au tour de la filière bâbord de péter… Papa va la réparer comme de l’autre côté.
On a dépassé 2 voiliers. J’ai l’impression qu’on n’utilise pas notre bateau comme les autres le font. Peut-être que Papa se croit sur le Tour de France à la Voile et il tire dessus comme une mule? (c’est lui qui dit ça 😉) Parce que l’ancien propriétaire avait aussi traversé l’Atlantique… sans rien casser 😅!
Match aux cartes : Maman-Julie contre Papa-Tanguy (0 – 1) (ça ne pouvait plus durer… 😛)
Jour 18
Papa était tout énervé ce matin parce que la contre-écoute était passée sous le bateau 😕. Impossible d’empanner dans ces conditions. Il a réussi à la récupérer en tirant dessus comme un fou. On a pu faire notre dernier empannage pour mettre le cap sur Sainte-Lucie! Plus que 100 miles… 50 miles… Moi je n’ai pas suivi l’arrivée, je préférais roupiller… je sais juste qu’ils ont mis l’ancre à 2h30 à Rodney Bay et j’ai découvert l’eau turquoise en me réveillant ce matin 🤩!

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