Le premier novembre nous avons quitté Carthagène direction Gibraltar, un trajet d’environ 240 miles nautiques. La météo annonçait pettole… et on a eu pettole pendant tout le trajet. Maman a même pu faire son yoga sur le pont avant, pour dire comme c’était calme 😛! On n’a pas eu de chance avec la pêche. On n’a rien attrapé à part une dorade coryphène qui a de nouveau réussi à s’échapper 😭… D’après le copain pêcheur de papa, c’est pas juste parce qu’on est des bleus. Il paraît que c’est super dur de les remonter à bord, même après avoir vécu des années en mer – c’est donc « normal » d’en louper une sur deux. Bon, vous aurez remarqué que nous ça fait deux sur deux… alors il va falloir qu’on s’améliore 😅!
Le lendemain, pour nous divertir et nous redonner le moral, Neptune a amené tout plein de dauphins autour du bateau. D’abord juste un ou deux au loin, puis de plus en plus près et de plus en plus nombreux. Au coucher du soleil il y en avait partout, c’était incroyable 🐬⭐️🐬⭐️🐬!!
Comme on avait envie d’arriver de jour à Gibraltar, nous avons mis l’ancre à la plage de Sotogrande pendant la nuit de mercredi et nous sommes repartis jeudi matin avec le vent d’ouest, le « poniente ». Les conditions de navigation étaient top, un long bord de près jusqu’à Punta Europa, la pointe de la péninsule de Gibraltar. Tanguy a barré pendant une bonne partie du trajet, avec du vent qui dépassait 20 noeuds par moments, il a assuré 😎!



A Punta Europa, c’était le calme plat parce que « the Rock » nous abritait du vent. On a décidé de mettre le moteur… et ça a recommencé : le moteur capotait et calait tout seul, comme après la tempête à Cabrera… Mais là c’était pire, il ne restait même pas quelques minutes à tourner avant de caler. L’angoisse totale dans cette mer où il y a des immense pétroliers et porte-conteneurs partout autour de nous 😰… Heureusement qu’on a retrouvé le vent, ce qui nous permettait d’être manœuvrants à la voile. On a zigzagué entre des immenses bateaux à l’ancre dans la baie de Gibraltar, évité un gros bateau de croisière qui quittait le port, fait tout plein de virements de bords jusqu’à l’entrée de la marina. Papa a appelé à la VHF pour annoncer notre arrivée et expliquer notre situation – un bateau de 13 tonnes qui arrive à toute vitesse, à la voile et sans moteur 🤪! Ils ont dit qu’ils nous enverraient un marinero avec un zodiaque pour nous aider… Julie était cachée dans sa cabine, Tanguy et maman n’en menaient pas large sur le pont en espérant voir arriver le zodiaque… et capitaine Bebs, zen comme toujours, a mené la barque jusqu’au ponton 11 où nous devions nous amarrer et a accosté le Black Pearl sans la moindre égratignure!! Le marinero est arrivé une fois que nous avions terminé de sécuriser les amarres 🙄…
Papa, t’es le meilleur !!!
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